Dons à l’AEELI, la librairie anarchiste L’Insoumise et la bibliothèque libertaire DIRA

La boutique Ni-Dieu-Ni-Maitre.com est fière d’annoncer un soutien financier à l’Association des Espèces d’Espaces Libres et Imaginaires, plus communément appelée l’AEELI. Celle-ci est une OBNL dont la mission est de financer la librairie anarchiste L’Insoumise en étant propriétaire d’un immeuble locatif situé au 2033 St-Laurent à Montréal. C’est dans ces locaux que sont installées la bibliothèque anarchiste DIRA (Documentation, Information, Références et Archives) et la librairie en question.

 

Le soutien annoncé prend la forme d’un don mensuel de 100$ ou plus pour une période indéterminée et aidera entre-autre l’association à effectuer des rénovations sur le bâtiment.

 

Un partenariat a aussi été établit pour fournir la librairie anarchiste l’Insoumise avec des t-shirts de Ni-Dieu-Ni-Maitre.com. Pour commencer, nous avons fourni une cinquantaine de t-shirts au coût de production afin de permettre aux camarades de l’Insoumise d’auto-financer leurs activités et d’effectuer des rénovations sur le bâtiment.

 

Nous encourageons donc les Montréalais et Montréalaises à prioriser l’achat de t-shirts à L’Insoumise plutôt qu’en ligne afin d’épargner les frais de transport et de contribuer en même temps à la survie d’un lieu unique au paysage anarchiste montréalais.

 

Lors de votre passage à la librairie L’Insoumise, vous pourrez également vous procurer des copies de la Compilation musicale Pirate-Punk.net puisque nous avions déjà fait don d’une dizaine d’exemplaires il y a quelque temps. Peut-être y trouverez vous de la littérature anarchiste intéressante en même temps !

 

Se voulant être un outil dédié à aider divers projets libertaires, Ni-Dieu-Ni-Maitre.com a décidé de soutenir financièrement l’AEELI car elle correspond parfaitement à ses idées et valeurs ainsi que celles exprimées sur ses t-shirts. Les rares endroits comme le DIRA et L’Insoumise sont une richesse à maintenir et leur survie dépend en bonne partie de la solidarité financière des communautés anarchistes.

 

 

A.E.E.L.I. – Association des Espèces d’Espaces Libres et Imaginaires

 

Fondée en 1982, l’AEELI a permis aux libertaires d’acheter l’édifice qui abrite présentement l’Insoumise et DIRA, ainsi que d’effectuer des rénovations au bâtiment pour donner le lieu que nous connaissons aujourd’hui. Dans ses but et principes, l’AEELI n’a qu’un projet : maintenir L’Insoumise ouverte et fonctionnelle.

 

L’AEELI fonctionne avec un conseil d’administration élu lors de l’assemblée générale annuelle. Pour s’impliquer ou en savoir plus : http://aeeli.blogspot.ca/

 

 

La librairie anarchiste L’Insoumise

 

Inaugurée en septembre 2004, L’Insoumise est une librairie anarchiste animée de façon bénévole par un collectif autogéré. Celui-ci est constitué d’organisations politiques (l’Union Communiste Libertaire, le collectif «La Mauvaise Herbe»), de groupes diffuseurs (le groupe «La Sociale», La Mitrailleuse) et d’individu-e-s et auteurs libertaires membres de diverses organisations…

 

L’Insoumise est un lieu de diffusion qui foisonne d’une diversité inégalée au Québec de matériel d’inspiration anarchiste : livres, T-shirts, pins, posters, films, musiques. On compte maintenant plus de 3000 livres neufs et usagés sur les rayons de l’Insoumise ainsi que des journaux, revues et brochures. Le tout la rend accueillante et ouverte aux différentes tendances qui traversent l’anarchisme à Montréal.

 

La librairie tient un blogue et un compte Facebook qui publie des évènements artistiques montréalais et des critiques de livres. Elle est située au 2033 blvd. St-Laurent.

 

 

Bibliothèque D.I.R.A.

 

La bibliothèque DIRA (Documentation, Information, Références et Archives) est un collectif libertaire situé à Montréal. Le projet a pour but d’acquérir et de diffuser gratuitement des documents portant sur le mouvement libertaire d’ici et d’ailleurs, ainsi que sur une foule d’autres sujets. DIRA est locataire dans l’immeuble appartenant à l’AEELI et son espace fait office de salle de projection et de lancement de livre à l’occasion.

 

Pour suivre les activités qui ont lieux dans les locaux du DIRA, consultez le blog ou la page Facebook. La DIRA est voisine du haut de la librairie l’Insoumise et habite le 2035 blvd. St-Laurent.

 

 

 

Histoire et mission (extraits tirés du site de l’AEELI)

 

Vers 1972 à Montréal, la librairie gai l’Androgyne, dans l’ouest du centre-ville, avait accueillit des anarchistes et avait des rayons de livres anars. Vers la fin des années 70, des anarchistes ont fondé la librairie Alternative dans un petit édifice sur le boulevard Saint-Laurent. En 1982, cette édifice fut achetée par des anarchistes qui ont formé une association (l’AEELI; Association des espèces d’espaces libres et imaginaires) pour assurer qu’il y a un espace libraire, ainsi que pour le maintient et la gestion de l’immeuble.

 

Depuis la fin des années ’80, il n’existe plus qu’une librairie se réclamant de l’anarchisme à Montréal, là où on compte pourtant aujourd’hui, une présence anarchiste et libertaire relativement significative dans les luttes sociales. Cette librairie (Alternative Bookshop, située au 2035, boul. St-Laurent) doit essentiellement son existence et sa survie à un autre projet qui se voulait collectif à ses débuts, l’organisme sans but lucratif de l’AEELI, qui a été mis en place en 1982 grâce à un don privé important ainsi qu’à d’autres contributions financières moins élevées ; son but premier était de fournir un lieu de diffusion permanent pour les anarchistes de Montréal. Cela via l’achat d’un immeuble au centre-ville, devant s’autofinancer par les revenus d’espaces locatifs permettant de fournir gratuitement un local à une librairie anarchiste.

 

En 2004, la librairie Alternative a dû fermer boutique, mais quelques mois plus tard, en novembre 2004, l’association a donné naissance à la nouvelle librairie anarchiste l’Insoumise. C’est un pas dans la bonne direction pour l’organisation libertaire de notre projet (l’AEELI et l’Insoumise), qui est fondée sur l’association confédérale de groupes et individuEs de diverses tendances libertaires.

 

– Des locaux pour les libertaires

 

La fondation de l’AEELI en 1982 et l’achat du bâtiment se sont réalisés dans l’objectif d’assurer la pérennité du projet libraire en lui offrant un local et une source de financement par la location de locaux commerciaux. La mission première de l’AEELI est d’assurer l’existence d’une librairie anarchiste; elle n’a pas pour objectif de simplement garder en état un bâtiment pour louer des locaux à des projets libertaires. Avec la fermeture de la librairie Alternative et les importants changements administratifs en 2004, l’AEELI s’est dotée d’une mission où nous soutenons des projets libertaires autre que la librairie

 

« l’AEELI a depuis ces débuts voulu que tous les locaux soient utilisés par des projets libertaires, pour ainsi réaliser un centre de diffusion anarchiste ayant comme premier projet une librairie. Pour y arriver, les projets libertaires abrités dans les locaux de l’AEELI sont appelés à contribuer selon leurs moyens aux dépenses communes de l’Association. »
-extrait de la Mission adoptée le 2 août 2004

 

En 2004, la nouvelle administration croit bon de privilégier la location des locaux aux projets libertaires ou qui sont considérés sympathiques à la cause anarchiste. Au lieu de privilégier des locataires commerciaux capables de payer le prix du marché, l’AEELI refondue en 2004 a cherché à offrir ses locaux en subventionnant une réduction significative des loyers relativement au prix du marché. Cette nouvelle condition économique de l’AEELI n’a cependant pas amélioré le sort de ses finances précaires. De sorte que l’AEELI n’a pas été en mesure depuis les quatre dernières années de se bâtir une réserve substantielle et de procéder à d’importantes rénovations. C’est aussi pour cette raison que les locataires n’ont pu compter sur l’AEELI pour financer leurs rénovations mineures qui ont pu être réalisées dans les locaux.

 

– Un peu d’économie

 

La situation financière et légale de l’AEELI vaut la peine qu’on s’y attarde, car c’est à partir d’elle que nous pouvons juger du bien fondé des actions que pose son administration. L’AEELI est un OBNL qui ne fait pas de profit par obligation légale, qui ne paie pas ses administrateurs-trices, qui pratique une administration transparente et redevable et qui n’a donc rien à voir avec un propriétaire privé habituel. Les loyers payés par les locataires et la contribution de la librairie ne servent qu’à payer les comptes nécessaires à sa survie (taxes, électricité de tous les locaux, assurances).

Depuis les dernières rénovations majeures en 1984, il y a eu très peu d’investissements pour maintenir ou accroître la valeur de l’édifice. L’AEELI doit donc mettre de l’argent de côté pour pouvoir se créer une réserve si nous voulons, entre autre, obtenir une hypothèque pour procéder à des rénovations majeures ou urgentes. Aucune banque ou caisse n’accepte de prêter à une association qui dilapide ses avoirs ou qui n’a aucune mise de fonds et qui n’a pas de revenus suffisants et prévisibles pour payer les mensualités hypothécaires. Avec des loyers aussi bas, l’AEELI ne peut se permettre d’avoir des locataires qui ne paient pas. Ajoutons à ce devoir de réserve (semblable au paiement d’hypothèque qu’avait l’AEELI de 1985 à 2005) que l’AEELI doit aussi avoir un budget pour procéder à des réparations ponctuelles. Enfin, l’AEELI n’est pas une association secrète et quiconque voudrait rencontrer le conseil d’administration pour obtenir les chiffres exacts est bienvenue.

 

Texte rédigé en collaboration avec l’UCL, L’Insoumise et la DIRA.

Publié le: 06/06/2013 Mise-à-jour: 27/06/2014